Résumé

Hildebrand Scènes de la vie Hollandaise, par Hildebrand

La lumière entra bientôt, et j'aperçus une jeune fille de l'âge d'Henriette peut-être, mais moins formée qu'elle. Sa taille charmante, dessinée par une très-simple robe d'étoffe d'hiver, se dégageait des plis d'un manteau de drap brun; un col gaufré entourait modestement son cou d'une extrême blancheur, et lorsqu'elle ôta son chapeau de castor dépourvu de tout ornement, je vis apparaître un visage de l'expression la plus douce et la plus aimable et encadré d'opulentes boucles de cheveux blonds. Elle rougit à l'aspect inattendu d'une personne de plus qu'elle ne s'y attendait.
Source : Gutenberg

Hildebrand Scènes de la vie Hollandaise, par Hildebrand

N'est-ce pas, Vernooy, ne rougit-elle pas terriblement?
—Le plus terriblement du monde! répondit Vernooy, et sans nul doute il devait en être ainsi; si le brave homme qui avait la vue mauvaise pouvait le remarquer, surtout si l'on songe que Clara était assise à l'ombre d'un rideau, le dos tourné à une fenêtre et cela à une fenêtre de la rue Haute à Rotterdam, où, d'après le témoignage des plus vieux habitants, le soleil n'a jamais pénétré.
—Clara, dit l'oncle qui aimait bien à tourmenter, prends garde, ma fille, qu'il ne prenne ton petit cœur dans ses filets!
Source : Gutenberg

Hildebrand Scènes de la vie Hollandaise, par Hildebrand

Le charmant vint encore en toute hâte; il était plus charmant que jamais. Les manches de l'habit brun qu'il avait endossé étaient plus courtes encore que celles de son habit vert; ses manchettes rabattues étaient plus apprêtées et plus raides que d'habitude; ses gants étaient plus jaunes que jamais; son gilet exhibait, en rouge et en noir, un chatoyant dessin de proportions gigantesques; il plaça son lorgnon dans le coin de l'œil pour prendre inspection d'Henriette:
—C'est à tomber à genoux! s'écria-t-il. Vous êtes toute charmante! Madame Kegge, votre fille vous fait honneur!
Source : Gutenberg

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