Le poète Jean Millet et l'abbaye de Bongouvert (1869)
“ Mais si le souvenir de Millet s'est perdu pour beaucoup de gens avec la diffusion de la langue française et l'abandon du patois national, son esprit s'est perpétué et a continué la popularité du poète chez ceux-là et par ceux-là qui, de nos jours encore, ont conservé le culte ou l'habitude du langage de nos ancêtres, de ce langage si joyeux, si spirituel, si gaulois, en un mot, que je regrette sincèrement de le voir remplacé par la langue verte ou le jargon anglaisé de notre époque, par cet argot dont la mode, sous prétexte de bon ton, étend tous les jours l'empire autour de nous. ”
