Marcel Bouix, Vie du père Jean-Joseph Surin, de la Compagnie de Jésus (1876)
“ Il n'y a rien en moi que Dieu ne convertisse en l'attrait du pur amour, par une joie qui est inexplicable et incompréhensible ; car il la tire des choses mêmes qui ne semblent pas être propres à donner ces sentiments pour l'aimer; la vue d'un cheveu, de la moindre chose qui se présente à mes yeux, me transporte et me remplit de saints mouvements pour aller et être uniquement à Dieu seul. Mon cœur est à son égard comme celui d'un enfant à l'égard de son père : il repose dans son sein avec des délices continuelles. C'est une douceur qui m'abîme et me noie durant tout le jour. ”
