Résumé

Marcel Bouix Vie du père Jean-Joseph Surin, de la Compagnie de Jésus (1876)

Il n'y a rien en moi que Dieu ne convertisse en l'attrait du pur amour, par une joie qui est inexplicable et incompréhensible ; car il la tire des choses mêmes qui ne semblent pas être propres à donner ces sentiments pour l'aimer; la vue d'un cheveu, de la moindre chose qui se présente à mes yeux, me transporte et me remplit de saints mouvements pour aller et être uniquement à Dieu seul. Mon cœur est à son égard comme celui d'un enfant à l'égard de son père : il repose dans son sein avec des délices continuelles. C'est une douceur qui m'abîme et me noie durant tout le jour.
Source : Gallica

Marcel Bouix Vie du père Jean-Joseph Surin, de la Compagnie de Jésus (1876)

Dieu nous garde de vos idées; cela me noie, c'est-à-dire je ne sais par où m'y prendre. Il me semble que votre cœur est devant le trône de Jésus-Christ comme un lion, au lieu d'être un agneau. Votre première nécessité est de devenir comme un enfant. J'appelle hauteur d'esprit celle qui va dans la sagesse des beaux esprits et dans la réflexion des subtilités. Je m'étonne que la douceur de la grâce en l'étable de Bethléem ou au prétoire de Pilate ne vous gagne pas tout à fait le cœur.
Source : Gallica

Marcel Bouix Vie du père Jean-Joseph Surin, de la Compagnie de Jésus (1876)

Ce serait une douceur incomparable que ce bien. Quelles délices, quelle paix, quel repos, de connaître l'avantage qu'il y a de se rendre alors à tous les ordres de la divine Providence et d'y demeurer avec respect, soumission et amour ! Disons une bonne fois : Amen, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel, c'est-à-dire, comme nous le pouvons expliquer en cette oraison, dans nos corps comme dans nos esprits. Ceux qui ne se confient pas entièrement à Dieu en ignorent, et la bonté, et la sagesse, et la puissance. Tous ceux qui connaissent véritablement Dieu espéreront en lui.
Source : Gallica

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