René Boylesve

René Boylesve

Résumé

Portrait de René Boylesve René Boylesve La poudre aux yeux

Je vis un homme que je reconnus aussitôt, non qu’il me rappelât le jeune Prosper, mais bien le juge de paix Quinqueton. Il était grand comme son papa et d’aspect doux et débonnaire; il avait deux ou trois fils blancs dans la moustache, la figure longue, mais agréable; il était décoré des palmes académiques.
Je dus me nommer, car il ne me reconnaissait pas. Alors il s’écria, me prit les mains, fut réellement ému, presque aux larmes. Il m’appelait: «Mon pauvre Francis!... ah! mon pauvre vieux!... ah! sacré bougre!»{35} Il me scrutait le poil et l’habit.
Source : Gutenberg

Portrait de René Boylesve René Boylesve La poudre aux yeux

Je ne vous demande pas de nouvelles de Prosper: je l’ai vu à Paris.
—Nous savons ça, M. Prosper nous l’a dit. Ah! bien! si je pensais me trouver nez à nez avec M. Francis dans le Saumurois!...
Elle était émue, Mme Pacaud. Ma présence inopinée, mais plus encore le poids écrasant du silence qu’elle était tenue d’observer, la suffoquaient. C’était une bonne femme de soixante-cinq ans environ, aux traits ordonnés, à la figure honnête. Elle portait la coiffe de Vendôme et était vêtue avec une extrême propreté.
—Eh! mon Dieu! voilà comment on se retrouve, madame Pacaud. Le monde est si petit!
Source : Gutenberg

Portrait de René Boylesve René Boylesve La poudre aux yeux

J’avisai M. Quinqueton que, rassuré sur sa santé, je ne comptais faire à Vendôme qu’un court séjour. M. Quinqueton et Prosper eurent un même sourire, ce sourire de complicité heureuse des enfants qui cachent un petit cadeau sous la serviette de leurs parents, le jour de leur fête; et ils dodelinèrent de la tête: non, non! on ne s’en va pas comme cela!
M. Quinqueton m’attira à lui.
—Vous ne vous en irez pas avant que nous ne vous ayons fait faire la connaissance de quelqu’un.
Source : Gutenberg

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