René Boylesve,
Le meilleur ami
“ Et Gérard était un peu chose. Je manifestai, à mon tour, en me mêlant à tous, une gaieté insolite, nerveuse, exubérante. Et je regardai l’œil de madame de Chanclos, qui pensait : « Il s’efforce de séduire, parce qu’il sent un adversaire... » Et je regardai Gérard qui pensait que je venais d’écrire longuement à ma maîtresse ; et je regardai Bernerette, qui ne me regardait seulement pas !Gérard se laissait-il donc prendre ? Non, je ne le croyais pas ; mais la vie lui était ici très aisée : elle le consolait de ses récents ennuis ; un début de flirt avec une jeune fille l’amusait. ”
