René Boylesve

René Boylesve

Résumé

Portrait de René Boylesve René Boylesve Le meilleur ami

Et Gérard était un peu chose. Je manifestai, à mon tour, en me mêlant à tous, une gaieté insolite, nerveuse, exubérante. Et je regardai l’œil de madame de Chanclos, qui pensait : « Il s’efforce de séduire, parce qu’il sent un adversaire... » Et je regardai Gérard qui pensait que je venais d’écrire longuement à ma maîtresse ; et je regardai Bernerette, qui ne me regardait seulement pas !
Gérard se laissait-il donc prendre ? Non, je ne le croyais pas ; mais la vie lui était ici très aisée : elle le consolait de ses récents ennuis ; un début de flirt avec une jeune fille l’amusait.
Source : Gutenberg

Portrait de René Boylesve René Boylesve Le meilleur ami

Je voulus être de la partie ; je saisis une main de Bernerette et une patte de Joë, et nous tournâmes jusqu’à ce que le chien se fâchât.
J’avais vingt-cinq ans, Bernerette dix-neuf. Je n’étais pas trop gai de ma nature ; elle non plus ; mais la perspective d’un bal costumé a des vertus qu’on cherche en vain à approfondir : notre désir d’être ou de paraître différent de ce que nous sommes suffit peut-être à en expliquer l’attrait considérable chez la plupart des femmes et des hommes.
Source : Gutenberg

Portrait de René Boylesve René Boylesve Le meilleur ami

Le cœur de Bernerette gouvernait cette maison : je ne l’avais que trop remarqué lors de la méprise fâcheuse ! Du jour où s’était imposée la certitude que c’était Claude Gérard que ce cœur voulait, tout l’espoir et le désir de la maison s’étaient tournés vers Claude Gérard. Le moyen, quand on est père ou mère, de ne pas croire que votre fille ne subjuguera pas qui elle a choisi ? Le moyen, quand on possède de la fortune, de ne pas croire que le jeune homme qu’on a choisi acceptera ?
Source : Gutenberg

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