Brada

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Résumé

Portrait de Brada Brada Leurs Excellences (1879)

Madame Michaïloff se précipita à sa rencontre, embrassa, en se jouant, le bras de sa cousine, et lui murmura : — Vous êtes charmants.
— Absolument, ma chère; on peut même le dire tout haut : Lynjoice, nous sommes charmants.
Son Excellence s'adossa à la cheminée et se mit à parler politique avec le grand Van Beck.
A minuit, on soupa. Lynjoice ne contenait plus sa joie orgueilleuse; madame Michaïloff échangeait avec Michel Platoff un dialogue où ni l'un ni l'autre ne s'épargnaient. Madame de Glouskine était en veine, et Glouskine usait de la plus fine pointe de son esprit.
Source : Gallica

Portrait de Brada Brada Leurs Excellences

Le dîner du mardi gras fut pour elle une douloureuse épreuve: la peur, la jalousie, une sorte de désir de connaître le péril, tout cela bouillonnait dans son cœur; dix fois elle eut envie de raconter tous ses projets à son mari, de lui dire combien il la faisait souffrir, de faire appel à son ancien amour; mais la figure d'Olga Michaïloff surgissait soudain, et les bonnes, les consolantes paroles de Glouskine... sur l'amitié duquel elle pouvait, elle devait compter... Cependant se hasarder seule, la nuit, chez lui, dans sa voiture... ah! le cœur lui battait bien fort.
Source : Gutenberg

Portrait de Brada Brada Leurs Excellences (1879)

MADAME DE GLOUSKINE. — Et moi aussi, de Bove, je sais les vôtres.
DE BOVE. — Eh bien ! alors, faisons les Petits Papiers : chacun de nous écrira le souhait de son voisin ou de sa voisine. Voulez-vous, mesdames?
voulez-vous, messieurs? Et de la franchise ; ni maris ni femmes, tous diplomates.
On se lève en masse pour rentrer au salon, tout le monde parlant à la fois; la marquise Della Primavera est rêveuse ; madame de Glouskine les défie tous du regard ; madame de Sonnenbund montre ses jolies dents; elle est prête à dévorer bien des souhaits.
Source : Gallica

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