Pilar

Définition et enjeux

Portrait de George Sand George Sand,  La Filleule (1853)

“ Algénib, enfant, avait aimé Pilar comme sa propre mère. Chez les bohémiens, comme chez plusieurs peuplades sauvages, l’adoption est une seconde nature. Pilar était une créature douce et aimante, à laquelle il devait certainement des instincts meilleurs que ceux de son père. Une organisation exquise, un génie naturel et le goût du bien-être l’avaient séparé de sa race, et jeté dans la civilisation avec le besoin d’y rester ”
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Portrait de George Sand George Sand,  La Filleule (1853)

“ Pilar s’éloigna en silence et disparut. Je sus bientôt qu’elle avait quitté le pays avec le jeune Rosario, qui n’est pas, je vous le répète, le frère de sa fille, car ce qui l’empêchait de se croire infidèle à Algol, c’était la pensée de n’avoir jamais eu d’enfant de lui. Rosario était un beau garçon, assez doux, peu nuisible pour un gitano, mais lâche, mutin et menteur avec Pilar, qu’il aimait pourtant ; car elle lui tenait lieu de mère, et vous savez que, chez les bohémiens, l’adoption équivaut à la maternité. ”
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Portrait de George Sand George Sand,  La Filleule (1853)

“ Peu à peu, malgré l’amour très-réel que j’avais pour la duchesse, j’eus le malheur, la déraison, je commis la faute de succomber à l’enivrement que la belle Pilar produisait par la grâce sensuelle de ses danses, par le charme étrange de ses chansons, par l’ardeur de sa bizarre passion pour moi. ”
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