François-Augustin Paradis de Moncrif, Essais sur la necessité et les moyens de plaire (1738)
“ Il me paroît qu’il a bien moins d’esprit que son frere : il n’a pas sû nous conter son combat, comme avoit fait si agréablement Alidor. Mon pere, répondit la Princesse, pardonnez si mon sentiment n’est pas conforme au vôtre. Thersandre ne me paroît avoir d’avantage sur Alidor, que l’élévation d’ame, qu’il montre, en n’étant point occupé de sa victoire : Eh, quelle différence cela met entr’eux ! Quiconque peut n’avoir point de vanité sur l’événement le plus brillant de sa vie, a sans doute une force d’esprit, une raison supérieure, qui ne se démentiront jamais. ”
