François-Augustin Paradis de Moncrif

Résumé

François-Augustin Paradis de Moncrif Les nouveaux contes orientaux… (1786)

Si quelque génie jaloux de votre bonheur ne vous a point abusé ? Qui fait encore si vous n'auriez fait aucune impression sur le cœur de cette belle princesse ? Hélas ! dit le roi, ce bonheur ne peut être réservé pour un mortel ; je ne puis y prétendre ; & sans doute j'ai vu une des houris du saint prophète ; le feu de la séparation dont je fuis continuellement dévoré, en est une preuve assurée ; l'oiseau de l'espérance habite toujours dans le cœur d'un homme amoureux.
Source : Gallica

François-Augustin Paradis de Moncrif Les nouveaux contes orientaux… (1786)

J'ai blâmé dans Naerdan la timidité que lui inspire une reconnoissance mal entendue , qui pensa lui coûter son bonheur & celui de la personne qu'il aimoit ; Aboucazir auroit tort de croire que j'ai voulu faire une vertu de l'ingratitude ; je pense si différemment, que celle d'Abdalla ne me paroît pas assez punie, c'est un défaut dans son histoire ; l'intérêt qui ne peut lui - même être l'objet de la vertu, peut encore moins l'excuser du vice. Ce que l'amour engage quelquefois à faire doit être moins sévérement condamné.
Source : Gallica

François-Augustin Paradis de Moncrif Les nouveaux contes orientaux… (1786)

Chacune de ces vierges portoit un flambeau plus blanc que la neige ; & cette lumière servoit à distinguer tant de graces & de merveilles. Au milieu de ce divin cortège j'apperçus une princesse superbement vêtue, dont la beauté surpassoit de beaucoup la magnificence ; elle répandoit au loin l'éclat le plus brillant. Les esprits célestes eurent honte d'eux-mêmes en la voyant ; ses yeux étoient semblables à ceux d'un jeune cerf ; elle avoit les cheveux aussi noirs qu'une Indienne, & le teint aussi blanc qu'une Grecque.
Source : Gallica

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