Stanley John Weyman,
La cocarde rouge
(1922)
“ Néanmoins si nous nous revoyons à Nîmes, j’espère bien vous convertir.— A quoi ? demandai-je froidement.— A avoir un peu de foi, répondit-il d’un ton sec. A avoir un peu de foi en quelque chose... et à courir des risques pour cela, monsieur. Me voici donc aujourd’hui, reprit-il avec un geste qui ne manquait pas de noblesse, solitaire et sans toit ; j’ignore où je coucherai ce soir. Et pourquoi cela, monsieur le vicomte ? Parce que je suis seul en France à avoir la foi ! Parce que je suis seul à croire en quelque chose ! Parce que je suis seul à croire en moi-même ! ”
