Louis Pergaud,
La revanche du corbeau : nouvelles histoires de bêtes
(1911)
“ Lejeune corbeau tournait devant l' oiseau de proie , s' accrochait par instants aux pattes de l' oreillard auxquelles il se cramponnait , tirant en bas de tout son poids , puis lâchant subitement pour provoquer des secousses inattendues qui déroutaient la buse dont les ailes s' agitaient affolées , tandis que l' aïeul , battant l' air au-dessus , lardait le dos de l' ennemi de coups de bec terribles,' attendant l' instant propice pour lui envoyer sur la tête au bon endroit , bien déterminé , visé d' avance , le coup d' assommoir décisif qui leur ferait reconquérir la proie perdue . ”
