Léon Villas Bénédiction solennelle du bourdon de la Tour de Pey-Berland par S. Ém… (1853)

Aussi, la cité tout entière éprouve un frémissement de joie; l'antique cathédrale a cru rajeunir ; ses vitraux gothiques unissent aux vibrations de l'airain sonore leurs vibrations joyeuses ; et au fond de sa tombe, la cendre de Pey-Berland s'est ranimée, son doux regard s'est mouillé de larmes de joie, sa main a semblé étreindre la main de celui de ses successeurs qui venait, après plus de trois siècles, s'associer à son œuvre avec un zèle si intelligent, si actif et si persévérant , qu'un rêve est aujourd'hui une réalité.
Source : Gallica

Léon Villas Bénédiction solennelle du bourdon de la Tour de Pey-Berland par S. Ém… (1853)

Mais ce qui nous la rend, par-dessus tout, digne de nos hommages et de notre admiration , ce sont ses harmonies avec la religion, les arts, la patrie, la nature et la société ; ses rapports avec le ciel et la terre, avec toutes les joies, toutes les douleurs de l'humanité. Ce qui constitue la cloche, ce sont ses relations divines, humaines, sympathiques, morales, poétiques ; ce sont les idées qu'elle réveille, les émotions qu'elle fait naître ; c'est l'écho et le retentissement qu'elle a dans les cœurs.
Source : Gallica

Léon Villas Bénédiction solennelle du bourdon de la Tour de Pey-Berland par S. Ém… (1853)

La cathédrale, couronnée de ses deux.
flèches gracieuses, manquait cependant d'un clocher assez fort pour recevoir une sonnerie digne de la noble cité de Bordeaux. Alors s'élevaient de toutes parts cette foule d'édifices, chefs-d'œuvre d'un art inspiré par la foi. C'était l'époque des entreprises merveilleuses, des constructions hardies; toutes les grandes âmes, tous les esprits supérieurs se portaient vers ce genre de gloire. Pey-Berland n'était point au-dessous de son siècle ; lui aussi aimait les arts; lui aussi avait un génie noble et élevé.
Source : Gallica

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