Résumé

Portrait de Agénor Bardoux Agénor Bardoux Notice sur la vie et les oeuvres d'Andrieux (1868)

Il pardonnait au génie d'être quelquefois barbare, mais non pas de chercher à l'être. Quiconque se fait ce qu'il n'est pas, disait-il, est sans génie. Le vrai génie consiste à être tel que la nature nous a fait : hardi, incorrect dans le siècle et la patrie de Shakespeare ; pur, régulier et poli dans le siècle et la patrie de Racine ; être autrement, c'est imiter.
En fait de langage, Andrieux tenait à la pureté et à l'élégance dont il était un modèle. Il ne comprenait pas les essais faits sur une langue dans le but de la renouveler.
Source : Gallica

Portrait de Agénor Bardoux Agénor Bardoux Notice sur la vie et les oeuvres d'Andrieux (1868)

Andrieux fut homme d'esprit et homme de coeur ; magistrat instruit et poète ingénieux et facile, il défendit la liberté à la tribune, et enrichit le théâtre de pièces de l'école de Molière; conteur souvent comparable par son enjouement à Voltaire et à Lafontaine , il enseigna avec non moins de valeur que d'autorité l'art de penser et d'écrire; aimable dans le monde par les grâces d'une conversation toujours piquante et par l'urbanité des mœurs, il a laissé un de ces rares exemples d'amitiés solides qui honorent plus qu'une comédie.
Source : Gallica

Portrait de Agénor Bardoux Agénor Bardoux Notice sur la vie et les oeuvres d'Andrieux (1868)

Les œuvres de Molière et de Régnard étaient à peu près abandonnées. Eloigné de cette société où la littérature était venne s'affadir, Andrieux rendit à la comédie un langage simple et vrai.
Vivant au milieu de la jeunesse des écoles, quand il écrivit les Etourdis, il lui emprunta ce tableau de jeunes gens échappés récemment à la surveillance de leur famille et jouissant de leur liberté avec l'entraînement du premier âge. D'Aiglemont et Folleville attachent et amnsent toujours. La poésie facile et brillante rappelle la
poésie légère de Voltaire.
Source : Gallica

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