Résumé

Portrait de Émile Egger Émile Egger Latini sermonis vetustioris reliquiae selectae… (1843)

Aussi, quand les guerres de Pyrrhus rapprochèrent de nouveau la Grèce et Rome, les deux idiomes eurent peine à se reconnaître. Celui-ci ne gardait de son passé obscur que des textes officiels, quelques fragments poétiques, bien rudes encore et bien grossiers, comme le peuple dont ils charmaient les rares loisirs. Le grec se présentait, au contraire, avec les prestiges d'une littérature savante, aimable et riche. Comme frère ou comme étranger, il fallut l'admirer et lui donner entrée dans la cité romaine : la lutte n'était pas possible.
Source : Gallica

Portrait de Émile Egger Émile Egger Latini sermonis vetustioris reliquiae selectae… (1843)

Depuis que Rome a des écrivains de profession ( scribæ, comme on les appelait alors 1 ) et des écoles, les monuments de la langue deviennent plus nombreux et plus faciles à comprendre. Dans les hymnes de Livius Andronicus, dans les drames du même auteur et de ses élèves Ennius et Pacuvius, dans les discours de Caton, en un mot, dans toute la littérature savante des derniers temps, il y avait pour l'historien une mine inépuisable de souvenirs et de citations qui ajoutaient à la vérité comme au charme du récit.
Source : Gallica

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