G. C. et Ch. L.

Résumé

G. C. et Ch. L. Revue des Deux Mondes

Si la théologie ne contient pas cette explication, il la cherche à travers les innombrables écrits des Pères de l’église ; s’il ne la trouve pas dans les Pères, il la cherche dans les livres de Platon, d’Aristote ou d’Averroës ; enfin, s’il ne la trouve ni dans Averroës, ni dans Aristote, ni dans Platon, il la cherche dans la scholastique et dans la science du moyen-âge. Il y a ainsi, dans la Divine Comédie, des questions magnifiques qui sont examinées au point de vue de ces diverses autorités, et qui éblouissent l’esprit par la hauteur de la pensée et par l’éclat du style.
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G. C. et Ch. L. Revue des Deux Mondes

En un mot, Dante est un monde, et il faut des épaules d’Atlas pour le porter. Qu’on se représente d’ici les grimaces que font sous ce fardeau les petits faiseurs de quatrains ou de littérature railleuse qui se sont avisés de traduire la Divine Comédie.
Vu toutes ces difficultés, difficultés de langue et difficultés d’idées, qui se présentent à l’entrée du poème de Dante, nous félicitons la littérature française de l’œuvre remarquable dont M. Angelo Fiorentino vient de l’enrichir. Qui fera aussi bien, sera un homme d’un grand talent ; faire mieux nous semble difficile.
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Dante est évidemment le plus grand poète des temps chrétiens, comme Homère est le plus grand poète des temps païens. La Divine Comédie est la sœur de l’Odyssée, littérairement et théologiquement, car l’Odyssée résume toute la théologie du paganisme, de même que la Divine Comédie résume toute la théologie du christianisme. Il est bien difficile d’expliquer le poème moderne à qui ne comprend pas parfaitement le poème ancien, et, quelque étrange que cela paraisse à dire, bien peu de gens le comprennent. En tête de ceux qui ne le comprennent pas, il faut, comme de raison, placer les traducteurs.
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