Résumé

Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 31 mai 1914

Sans doute il n’encourt aucune responsabilité parlementaire, mais quand il ajoute « ou politique, » ce dernier mot aurait besoin d’être défini : personne, en effet, n’échappe à la responsabilité politique de son action ou de son inaction, si on entend le mot dans son sens le plus large et si on l’élève à la hauteur de l’histoire. Il n’est d’ailleurs nullement contraire au principe républicain pris en lui-même que le président exerce une autorité plus grande qu’il n’a pris l’habitude de le faire en France, et il suffit pour le reconnaître de regarder l’Amérique.
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Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 31 mai 1914

Nous avons toujours cru que l’Albanie, telle qu’elle a été constituée par l’Autriche et par l’Italie avec la complaisance de l’Europe qui voulait leur être agréable, était une création artificielle et fausse, destinée à nous causer beaucoup de surprises : mais les surprises se multiplient, s’accumulent et dépassent tout ce qu’on avait imaginé.
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Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 31 mai 1914

Le général Lyautey n’y emploie la force que lorsqu’il y est obligé : il lui prépare les voies par la diplomatie, c’est-à-dire par un adroit mélange de séduction et d’intimidation. Des esprits impatiens auraient voulu quelquefois qu’il allât plus vite ; il a préféré aller plus lentement, mais plus sûrement, et il a eu raison. Au surplus, rien n’est plus injuste qu’une telle critique. Nous n’étions maîtres que de la Chaouïa lorsque le général Lyautey est arrivé au Maroc et nous y étions entourés de tribus hostiles qui n’avaient pas encore éprouvé notre force et ne doutaient pas de la leur.
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