Résumé

Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 30 septembre 1911

A quelle amitié ira-t-elle les demander ? Elle n’en a guère qu’une, n’ayant pas cru avoir besoin d’en cultiver d’autres. C’est d’ailleurs une amitié puissante et retentissante, puisque c’est celle de l’Allemagne. Il est à croire qu’à Constantinople on se tourne en ce moment du côté de Berlin, mais à Berlin on est très embarrassé. Que faire en effet, quel parti prendre entre la Turquie amie et l’Italie alliée ?
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Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 30 septembre 1911

Mais nous venons de le dire, la Tripolitaine est une province ottomane : là est la difficulté pour l’Italie, là est l’inquiétude pour l’Europe, car la question d’Orient tout entière peut se trouver subitement posée le jour ou le lendemain du jour où le fragile édifice de l’équilibre oriental aura été une fois de plus ébranlé. Qui pourrait aujourd’hui n’être pas frappé de la connexité qui existe entre les questions méditerranéennes ? Tout s’y tient, chaque partie est plus ou moins solidaire des autres.
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Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 30 septembre 1911

Il nous a suffi d’aller à Fez pour que l’Espagne allât à Larache et à El-Ksar, et pour que l’Allemagne voulût aller au Congo. L’Italie s’empresse de suivre la même route : il lui aurait fallu une surprenante maîtrise d’elle-même pour résister à la contagion de l’exemple, ou plutôt des exemples qu’on lui a donnés. Et qui sait maintenant si d’autres encore ne suivront pas l’exemple de l’Italie ? Le coup porté à l’intégrité de l’Empire ottoman, ou à ce qui en reste, fera, s’il réussit, terriblement fermenter les esprits dans les Balkans.
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