Résumé

Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 14 septembre 1911

Nous renonçons à cet avantage ; nous nous mettons nous-mêmes sur le pied d’égalité avec les autres ; n’est-ce pas assez et faudra-t-il par surcroît que nous donnions à l’Allemagne une situation privilégiée relativement aux autres puissances ? Si nous avions la faiblesse d’y consentir, il est plus que probable que les autres ne l’auraient pas, et que, pour nous épargner quelques difficultés avec l’Allemagne, nous nous en créerions avec le reste de l’Europe et du monde.
Source : Wikisource

Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 14 septembre 1911

L’idée de se battre pour le Congo, ou même pour le Maroc, alors que d’autres sujets de mésintelligence, infiniment plus graves, ne nous ont pas depuis quarante ans déterminés à le faire, se présente à l’esprit comme un paradoxe. Il est vrai que, lorsqu’une guerre éclate, sa vraie raison n’est généralement pas dans l’incident final qui la déclanche : on doit remonter plus haut et plus loin pour la trouver.
Source : Wikisource

Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 14 septembre 1911

A nous seuls, grâce à notre situation antérieure au Nord de l’Afrique, aux droits qui en résultent, à la liberté d’action que nous avons acquise au prix de sacrifices quelquefois très lourds, à nous seuls cette grande tâche pouvait incomber avec chance d’être accomplie. L’avantage que l’Allemagne y trouvera est si grand qu’elle devrait s’en contenter : nous y ajoutons néanmoins une cession de territoire dont elle apprécie la valeur. Quand on songe que ces résultats ne lui auront rien coûté, le monde entier reconnaîtra que nous aurons mis une grande bonne volonté à les lui assurer.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature