Résumé

J. Bourdeau Les Socialistes allemands - L’Internationale et la guerre

Le militarisme écrase le travailleur, le budget des armemens absorbe les sommes énormes qui pourraient être ajoutées à son bien-être, et sur lui repose le plus lourd fardeau des guerres qui font s’entre-tuer les prolétaires au profit des États capitalistes, en quête concurrente des débouchés et des territoires. Tenter de faire obstacle à la guerre est donc par excellence un acte anti-capitaliste et anti-gouvernemental. L’action concordante et concertée contre la guerre est l’œuvre essentielle de l’Internationale.
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J. Bourdeau Les Socialistes allemands - L’Internationale et la guerre

Mais la chute de l’Empire, après Sedan, mettait à peu près d’accord les deux clans socialistes. Bebel et Liebknecht saluaient avec joie la jeune République française et demandaient pour le peuple français une paix honorable, une paix sans annexion. Ils prédisaient, avec Marx et Engels, que l’incorporation à l’Allemagne de I’Alsace-Lorraine amènerait fatalement l’alliance de la France et de la Russie. Ils expièrent par deux années de forteresse leur protestation courageuse.
Grâce à cette attitude, l’union entre socialistes allemands et français n’était pas troublée par la guerre.
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J. Bourdeau Les Socialistes allemands - L’Internationale et la guerre

Liebknecht dénonçait la guerre comme une entreprise capitaliste, impérialiste, bonapartiste, afin d’arrêter le mouvement ouvrier. Les gouvernemens allemand et autrichien l’avaient préparée dans l’obscurité du demi-absolutisme et de la bureaucratie secrète. Il protestait contre le mépris des traités et la dictature militaire. La socialdémocratie portait le joug de l’impérialisme et collaborait à son œuvre homicide, voilant sa servitude sous le nom de défense nationale. Les socialistes veulent une paix rapide et sans conquête, qui mette fin à la guerre dévastatrice.
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