Résumé

Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 31 mars 1914

Il a fait observer que la Commission d’enquête n’avait nullement besoin de tous les pouvoirs d’un juge d’instruction et qu’il serait très imprudent de les lui donner : en revanche, il fallait lui donner une autorité que le juge d’instruction n’a pas. C’est, croyons-nous, par suite d’une lacune dans nos lois que le faux témoignage devant le juge d’instruction n’est passible d’aucune peine : il ne l’est que devant le tribunal ou devant la cour d’assises. Si donc on avait attribué à la Commission d’enquête les pouvoirs du juge, on n’aurait rien fait pour assurer la sincérité des témoignages.
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Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 31 mars 1914

A partir de ce moment, la politique a été conçue comme l’exploitation de toutes les forces politiques et administratives du pays au profit d’un personnel nouveau, vulgaire, rapace, insatiable, singulièrement dénué de scrupules et qui a remplacé l’honneur ou la simple honnêteté, qui étaient autrefois la règle, par des habitudes d’accaparement et par des pratiques de camaraderie grâce auxquelles on se croit tout permis pour le bien des uns et des autres.
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Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 31 mars 1914

Le remède est surtout dans une séparation non moins profonde entre la politique et la finance, qui ne sauraient être tout à fait étrangères l’une à l’autre, mais qui ne peuvent pas sans péril se mêler et se confondre au point où elles le font aujourd’hui. Quand elles agissent l’une sur l’autre, elles ne le font généralement pas par leurs représentans les plus élevés, ni les plus qualifiés, ni les plus scrupuleux.
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