Francis Charmes,
Chronique de la quinzaine, histoire politique - 31 mars 1914
“ Il a fait observer que la Commission d’enquête n’avait nullement besoin de tous les pouvoirs d’un juge d’instruction et qu’il serait très imprudent de les lui donner : en revanche, il fallait lui donner une autorité que le juge d’instruction n’a pas. C’est, croyons-nous, par suite d’une lacune dans nos lois que le faux témoignage devant le juge d’instruction n’est passible d’aucune peine : il ne l’est que devant le tribunal ou devant la cour d’assises. Si donc on avait attribué à la Commission d’enquête les pouvoirs du juge, on n’aurait rien fait pour assurer la sincérité des témoignages. ”
