Résumé

Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 31 mars 1910

Il est d’usage, à la fin d’une importante discussion, qu’un certain nombre de membres d’une assemblée montent à la tribune pour expliquer leur vote : quelques-uns parlent même pour tout un groupe de collègues. Jamais le défilé n’avait été plus long que cette fois, au Sénat : on a cru qu’il n’en finirait plus ! La plupart des orateurs ont d’ailleurs répété la même chose avec une touchante monotonie, à savoir que la loi leur faisait peur, mais qu’ils la voteraient quand même, déclinant toute responsabilité dans ses conséquences.
Source : Wikisource

Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 31 mars 1910

Quoi qu’il en soit, le Sénat a voté l’enveloppe, et la loi est revenue à la Chambre. Une discussion sur un objet devenu si mince ne pouvait pas durer longtemps ; alors on s’est souvenu qu’il y avait dans les cartons parlementaires un vieux projet de loi sur la corruption électorale, et on a déclaré, avec un grand air de vertu effarouchée, que la corruption étant encore pire que la fraude, c’était par elle qu’il fallait commencer.
Source : Wikisource

Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 31 mars 1910

Rien n’est plus impopulaire que ces 15 000 francs ; tout le monde en convient, et on s’attend à ce que la question joue un rôle important aux élections prochaines. Il a paru impossible, quelque envie qu’on en ait eue, d’interdire à un concurrent de reprocher à un député d’avoir voté ces 15 000 francs ; mais si le concurrent ajoute qu’il consacrera à une œuvre quelconque l’excédent de 6 000 francs qu’il touchera en sus de l’ancienne indemnité, oh ! alors, le cas deviendra très grave. M. le président du Conseil n’a pas hésité à déclarer qu’il y aurait là un fait évident de corruption.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature