Résumé

Sylvestre de Pitti-Ferrandi L'Outrage envers le sénat et la chambre des députés est-il un délit… (1890)

« Vous avez dit que vous éleviez le débat ; pour moi, vous le diminuez et vous l'amoindrissez. Toute votre thèse consiste à prétendre que la diffamation envers les fonctionnaires ne constitue ni un délit de presse, ni un délit polique, mais c'est simplement nier l'oeuvre de 1819, celle de 1830, celle de 1848, celle de 1871 ; c'est se mettre en contradiction voulue avec les déclarations de tous ceux qui, dans le passé, nous ont ouvert la route qui devait nous conduire à la conquête de la liberté. »
Source : Gallica

Sylvestre de Pitti-Ferrandi L'Outrage envers le sénat et la chambre des députés est-il un délit… (1890)

Le jour où il serait établi pour tous, dans les provinces surtout, qu'on peut insulter impunément la République elle-même et les trois grands pouvoirs de l'Etat, notre gouvernement et nous-mêmes tomberions dans le mépris public. Non, jamais le peuple français n'accordera sa confiance, jamais il ne donnera son appui à un gouvernement qui ne saura pas se faire respecter. Il ne comprend pas du tout qu'un homme, pas plus qu'un gouvernement, puisse subir longtemps, sans les voir réprimer, l'injure et l'outrage qui tendent à l'avilir et à le déshonorer.
Source : Gallica

Sylvestre de Pitti-Ferrandi L'Outrage envers le sénat et la chambre des députés est-il un délit… (1890)

Il était temps enfin de reconnaître qu'en fait d'opinions particulières, il n'y a qu'un Tribunal possible, le bon sens public ; c'est devant lui que toutes, viennent comparaître, que toutes viennent plaider, parce que tous reconnaissent qu'il a seul compétence en pareille matière. Et pourquoi donc a-t-on confié au Jury le soin de juger les délits de parole, si ce n'est parce que le Jury est précisément le juge le plus près de l'opinion publique, et qu'il peut en être le meilleur interprète ?
Source : Gallica

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