Résumé

L. Hubert Réflexions sur le jugement par jury pour les délits de la presse offertes à la méditation de MM. les pairs et députés… (1821)

S'il est constant que les dispositions, naturelles du Jury, sans exclure la volonté d'être juste, et de concourir à la punition d'un coupable, le portent seulement à ne pas compromettre sa conscience en livrant un écrivain inconsidéré à la rigneur discrétionnaire du magistrat ; et si le législateur persiste à maintenir le jugement par jury pour les délits de la presse, comme le mode le plus convenable
(6) au régime représentatif, alors il restera à chercher comment obtenir du Jury la condamnation du libelliste, sans laquelle l'ordre réclamerait le secours de la censure.
Source : Gallica

L. Hubert Réflexions sur le jugement par jury pour les délits de la presse offertes à la méditation de MM. les pairs et députés… (1821)

Entre le Pouvoir, et l'Opinion ainsi conçue, il n'y a pas, et il ne peut y avoir aujourd'hui, de lutte capable d'empêcher le législateur de confier l'office de Juge des délits de la presse à la classe où se trouvent les hommes dont les lumières et la droiture n'adopteront que des idées justes dans l'examen, d'une accusasation pour libelle. Si un Pouvoir abusif usait de persécution , ou si une licence audacieuse attaquait l'autorité légale , quoi de mieux que de choisir pour arbitre l'être collectif, indépendant, sans ambition , sans haine, et sans crainte, appelé Jury?
Source : Gallica

L. Hubert Réflexions sur le jugement par jury pour les délits de la presse offertes à la méditation de MM. les pairs et députés… (1821)

La réflexion fait distinguer aisément que, sous le régime représentatif, l'état de l'individu, par tout ce qui l'affecte essentiellement, ne permet pas de classer parmi les moyens de gouverner, la faculté de corrompre des agens, pour prononcer le jugement que leur dicte une volonté arbitraire, lorsque la loi remet ce jugement à leur conscience. Sous ce régime, l'obéissance servile trouve encore à justifier ses actes par une interprétation, telle quelle, des règles de devoirs; mais la puissance de l'Opinion régit absolument l'homme public livré à sa seule impulsion.
Source : Gallica

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