Résumé

La Presse et le jury politique (1867)

Code Napoléon, au contraire, tout homme qui plaide à raison du métier ou de la fonction qu'il exerce, a droit à un juge spécial et l'obtient.
Certes, il n'y a pas au monde une fonction plus délicate que celle d'écrivain politique ; il n'en est pas qui, dans les démêlés qu'elle peut avoir avec la justice, demande, de la part des juges, des lumières aussi étendues, une autorité aussi incontestable, une aptitude aussi spéciale, pour démêler et les besoins de préservation du gouvernement et les nécessités de la liberté qu'il convient d'accorder à l'écrivain.
Source : Gallica

La Presse et le jury politique (1867)

Il n'est pas besoin, sans doute, de s'étendre beaucoup sur ces deux aspects de la loi; il suffit de jeter les yeux sur le projet pour se convaincre de leur rigoureuse exactitude. L'autorisation préalable est, il est vrai, supprimée; le cautionnement et le timbre restent les mêmes que par le passé ; mais les délits commis par la voie de la presse sont justiciables de la police correctionnelle, qui n'est pas précisément un juge bienveillant en ces matières; mais ce même juge peut infliger de fortes amendes, peut envoyer l'écrivain en prison, peut prononcer l'interdiction
Source : Gallica

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