Résumé

L'Empire et la Presse en 1861 (1861)

Si les difficultés les effrayent, que l'amour du bien public et l'espoir d'améliorer la société les soutiennent ; qu'ils fassent de la presse un organe fidèle, une protectrice dévouée de tous et de toutes choses ; qu'ils assurent à l'écrivain la considération et le respect dus à sa mission. La religion, la morale, le gouvernement, le commerce, l'industrie, en un mot tout le pays verra s'accroître sa prospérité présente et se dissiper ses plus graves préoccupations pour l'avenir.
Source : Gallica

L'Empire et la Presse en 1861 (1861)

Le journaliste est un maître. Il enseigne non un nombre restreint d'enfants, en qui on pourrait encore, au besoin, rectifier son enseignement, mais un nombre de lecteurs que quelques-uns comptent par millions, hommes faits, à l'âge des passions et capables de mettre en pratique sur-le-champ, les leçons bonnes on mauvaises, de leur maître. C'est un défenseur de la vérité et du droit contre les fausses théories, les ambitions injustes et la corruption humaine. C'est le guide de la société à travers les passions qui l'agitent.
Source : Gallica

L'Empire et la Presse en 1861 (1861)

La liberté n'est légitime qu'à la condition de faire le bien ; si elle est malfaisante, c'est le désordre, c'est un instrument de crimes. La presse est la garantie de nos intérêts; elle est bonne de sa nature. L'écrivain peut être bon ou mauvais; avant de le laisser écrire, nous demandons à le connaître. Il faut donc que la presse soit libre comme institution d'intérêt public; mais le publiciste ne doit l'être qu'après en avoir été reconnu digne. Il est temps d'en finir avec les écrivains qui ne cherchent qu'un salaire. Toute mission revêt l'importance même de son objet
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature