Benoît-Martin Sourigues, Modifications à introduire dans la loi sur la presse contre la fraude et la tromperie commises par la voie des journaux dans les opérations financières… (1869)
“ J'entends quelquefois des personnes, initiées aux moeurs de la presse, s'étonner qu'on puisse prendre des gens aux piéges de la réclame. Je m'étonne, moi, qu'il n'y ait pas beaucoup plus de victimes ! — Quand les journaux les plus en renom affirment un fait, — qui doit être ou n'être point, mais sur la nature duquel le doute ne pourrait pas exister après examen, —quand, mis en demeure de le rectifier, ils gardent un silence systématique, si un seul, comme il nous est arrivé de l'être plusieurs fois, déclare ce fait faux et dit la vérité ; comment le public ne serait-il pas trompé?... ”
