Législation comparée. Examen du décret-loi de 1852 (1863)
“ Messieurs, vous riez, quoique ce que je dis soit fort triste ; malheureusement, votre rire est une preuve de l'étonnant bonheur avec lequel le législateur de 1852 a réussi à réaliser le programme que j'ai exposé en commençant : supprimer la liberté de la presse sans choquer ouvertement les esprits, sans révolter les consciences. On plaint un journal frappé d'amende, on plaint un journaliste condamné à la prison ; ces peines matérielles, résultat immédiat et palpable, donnent à penser et poussent à réfléchir ; mais un avertissement, qu'est-ce donc de si terrible ? ”
