Résumé

A l'assemblée nationale. La vérité sur la publicité des opinions et sur la presse en particulier…

En un mot, la licence de la presse présente cette double alternative : ou de bouleverser la société par la violence, ou de réduire à l'impuissance, par l'excès même de l'abus, la liberté de la pensée.
On comprend donc combien il serait précieux, pour le bien général de la société, de créer, dans chaque département, un journal vraiment impartial, lequel, par sa nature, serait complètement étranger aux abus que nous venons de signaler; indépendant de l'influence du pouvoir, censeur sévère mais juste pour tous ses actes.
Source : Gallica

A l'assemblée nationale. La vérité sur la publicité des opinions et sur la presse en particulier…

Ainsi donc, les esprits les moins éclairés, ceux qui ont le plus besoin de controverse pour arriver à la connaissance de la vérité, sont précisément ceux qui en sont littéralement privés! Voilà , en fait, ce qu'est la liberté, de la presse dans la pratique : c'est l'inverse du sens commun !
Si les hommes simples et crédules ne s'abreuvent en général que d'opinions erronées, de doctrines immorales, c'est parce qu'elles leur sont présentées, nous le répétons, sous des sophismes trompeurs, et la perspective la plus séduisante.
Source : Gallica

A l'assemblée nationale. La vérité sur la publicité des opinions et sur la presse en particulier…

Il faut des fonds pour établir un journal, et beaucoup de fonds; et conséquemment, dans son mode actuel d'exercice, la liberté de la presse devient le privilège de la fortune. La fortune du moins est une garantie de l'ordre. Mais, en fait, ce qui est bien pis, la liberté de la presse devient en particulier le privilège du talent sans principe et sans conscience, qui l'exploite impudemment à son profit et au détriment public.
Source : Gallica

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