Résumé

Jean Blanchet L'Homme éclairé par ses besoins (1764)

La plûpart des écrivains n'ont apperçu jusqu'ici que les règlemens des différens peuples & l'allure générale, & n'ont pas assez saisi la nature de la chose.
Il est à présumer que le commerce parviendra avec le temps au terme éloigné de la perfection : l'or est aujourd'hui le Dieu que tous les peuples encensent ; ils ne jouent un rolle important les uns à l'égard des autres qu'à proportion de leurs richesses, & la balance du commerce s'est réunie pour toujours à celle de la politique.
Source : Gallica

Jean Blanchet L'Homme éclairé par ses besoins (1764)

Si les anciens ont porté la sculpture & les autres arts d'agrément à leur
dernier période de perfection, si les modernes n'ont pas renchéri sur eux, la raison en est que ces arts ne font que des fortes d'imitations de la nature : celle-ci n'a qu'un certain nombre de traits bien prononcés, & d'attitudes frappantes : les nuances des sentimens & des passions font feules infinies; mais on ne doit point s'appliquer à les saisir trop scrupuleusement, de peur de tomber dans le stile manièré.
Source : Gallica

Jean Blanchet L'Homme éclairé par ses besoins (1764)

Aussitôt que la colèré est excitée par des motifs sacrés , elle est appellée faux zèle , ou fanatisme : celui-ci est d'autant plus redoutable, qu'il offre à la divinité ses excès comme des sacrifices. N'a-t-on point vu le faux zèle peindre des couleurs les plus noires d'illustres philosophes , condamner à mort des citoyens, pour avoir cherché la cause du tonnerre , ne point respecter les vertus & la raison sublimes de Socrate & le vaste génie de Galilée ?
Source : Gallica

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