Résumé

Portrait de George Sand George Sand Les Sept Cordes de la lyre

J’étais seule, et j’ai trouvé une famille : j’avais rêvé l’amour et je l’ai inspiré.
— Le génie n’a pas de sexe. Autre chose est la femme née pour perpétuer l’espèce, et l’artiste qui vit de la vie de tout un monde. L’artiste ne s’appartient pas, les détails de la vie commune ne vont pas à sa taille. Bientôt le dégoût et l’ennui, l’ennui poignant, la torture, la fin atroce d’une âme active, viendront ternir pour lui ce faux éclat de bonheur qu’en vain promet la vie positive.
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Portrait de George Sand George Sand Les Sept Cordes de la lyre

C’est parmi les chrétiens seulement que l’amour sincère et durable peut régner. Ils n’adorent qu’un maître, qui, à lui seul, résume toutes les vertus, tandis que vos païens adorent tous les vices sous la figure de diverses divinités. Ces divinités, ma fille, ce sont les noirs démons, et, loin de les aduler et de les craindre, il faut les mépriser et les haïr. C’est au Dieu de pardon, de douceur et de pureté, que vous devez sacrifier, non des agneaux et des génisses, mais tous vos désirs de vengeance, toutes les révoltes de votre orgueil, et tous les vains plaisirs de votre vie.
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Portrait de George Sand George Sand Les Sept Cordes de la lyre

Puis-je aimer ton Dieu, et ton Dieu peut-il m’aimer ?
— Oui, ma fille, Dieu aime tous les hommes, car ils sont ses enfants, et, quand les hommes s’abandonnent entre eux, il console ceux qui se réfugient en lui. Essaye de l’amour divin, ô Léa, et tu y trouveras des délices si pures, qu’elles te feront oublier toutes celles de la terre.
— Tes oracles m’étonnent et m’épouvantent de plus en plus, dit la femme en s’éloignant de l’autel, et en ramenant à demi son voile sur sa figure. L’amour des dieux est terrible, ô vieillard ! et il en a coûté cher aux mortelles qui ont osé s’y abandonner.
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