Résumé

Portrait de Hubert-Fillay Hubert-Fillay Zoréïde sultane d'Androsophie, ou Le rêve consenti… (1936)

Tout l'intérêt des confidences de mon hôte consiste, par un siècle aussi dépourvu de charme et de poésie que le nôtre, à se demander s'il est possible à un homme cultivé, de sensibilité suffisamment affinée, de s'évader à son gré, sur les routes infinies de la terre ou du ciel, par des pistes neuves ou sur des mers irrévélées.
Est-il possible, sans franchir les portes de la mort, d'errer, immatériel, à travers l'immensité du Temps et de l'Espace, de voguer, esprit ailé, mais corps sensible, à travers les fictions qu'une imagination débridée et sans limites peut offrir ?
Source : Gallica

Portrait de Hubert-Fillay Hubert-Fillay Zoréïde sultane d'Androsophie, ou Le rêve consenti… (1936)

Y-a-t-il quelque rapport entre le sol marécageux sur lequel vous vivez, les miasmes qui s'en échappent, la fièvre qui, jadis, en montait, et les étranges inventions de vos rêves ?
M. de Montfrault répond doucement :
— Imaginez un instrument de musique, un violon que fait vibrer une cause inconnue... J'ai subi des rêves dont je puis, à peu près, indiquer le point de départ. Ensuite, je ne sais plus .. Il en est ainsi de mes amours avec la Sultane Zoréide, reine d'Androsophie.
Source : Gallica

Portrait de Hubert-Fillay Hubert-Fillay Zoréïde sultane d'Androsophie, ou Le rêve consenti… (1936)

Or, l'amélioration d'un état ne s'affirme qu'avec le perfectionnement collectif des individus qui le composent.
Je voudrais, ô Zoréïde, que ton règne assurât vraiment le triomphe de cette idée ancienne qu'une femme doit diriger ton empire. Une femme, c'est-à-dire une mère qui englobe ses enfants dans une tendresse égale et une même volonté de justice pour tous... Qu'ils portent le nez à droite ou à gauche, tes sujets ont droit à une sollicitude semblable, à une pareille affection attentionnée. N'est-ce pas là ce que tu souhaites, Zoréïde?
Source : Gallica

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