Étienne-Gabriel Arbanère, Analyse de l'histoire asiatique et de l'histoire grecque… (1835)
“ Les Ioniens n'eurent qu'une âme et qu'un bras. Cette conduite d'Aristagoras est d'une habileté profonde. La force physique a, dans son développement , des limites étroites et connues ; la force morale ou l'excitation donnée par les passions a des effets qui échappent au calcul par leur promptitude et leur intensité. Le patriotisme, dans les dangers qui menaçaient l'Ionie, se composait de tous les sentiments les plus chers au coeur de l'homme. Aristagoras agissait donc avec une vive sagacité en donnant aux Ioniens, par ce sentiment, un principe de force et d'miion. ”
