Thomas Corneille,
Poèmes dramatiques de Thomas Corneille
“ NICANDRE. Et vous ne doutez pas que l’État, que la reine N’accordent tout alors aux vœux de Cléomène, Et n’enfreignent ces lois qui dans le sang royal Défendirent toujours un hymen inégal ?CLÉOMÈNE. Quelque témérité qu’il fasse ici paroître, Cléomène, seigneur, sait encor se connoître, Et n’oubliera jamais que de sa passion Un éternel silence est la punition. Mais s’il vainc Timocrate, il a quelque espérance De voir de ses rivaux le bonheur en balance, Et que le sang d’un roi par lui seul satisfait D’un si funeste choix reculera l’effet. ”
