George Gordon Byron

Résumé

George Gordon Byron Chefs-d’œuvre de Lord Byron

Esclave, en mon orgueil bien que je Sois blessée,
L’esclave est encor mieux que n’est la fiancée.
Puisse son fol délire et s’éteindre et cesser,
Chercher une autre femme et libre me laisser,
Je pouvais dire hier encore, libre en paix.
Oui, si j’éprouve ici ces sentiments (jamais
Ne l’oublie, ô captif) , c’est pour briser ta chaîne
Et te rendre une vie en gage de la mienne
Que la main a sauvée, et te rendre au bonheur,
À l’amour dont jamais je n’aurai la douceur.
Adieu, je dois partir ; le jour commence à poindre,
Quoi qu’il m’en coûte ; ici, toi tu n’as rien à craindre.
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George Gordon Byron Chefs-d’œuvre de Lord Byron

Il passe... Un autre... Enfin ta voile se déploie.
Puissent ces jours finir ! Mais la paix et la joie,
N’apprendras-tu jamais, Conrad, à les sentir ?
Des richesses, de l’or ne saurais-tu jouir ?
Maint domaine de luxe et d’existence heureuse
Nous invite à quitter ta vie aventureuse.
Tu sais que ce n’est point le péril dont j’ai peur,
Mais ton absence seule excite ma frayeur,
Non pour ma vie à moi, pour la tienne si chère,
Pour toi, qui fuis l’amour et cours après la guerre.
Chose étrange qu’un cœur, pour moi si tendre encor,
Combatte la nature et son plus doux essor !
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George Gordon Byron Chefs-d’œuvre de Lord Byron

Il sent faiblir la sienne et sa voix moins sonore :
— « Gulnare. » Elle se tait. « Chère Gulnare ! » Ici
Elle a levé les yeux, seule réponse encore
Qu’on puisse y lire, et puis tombe en ses bras. Ah ! si
Conrad avait ravi Gulnare à cet asile,
Son cœur eût été plus ou moins qu’un cœur humain
Coupable ou non, ce cœur reconnaissant, facile,
Ne peut se repousser. Peut-être dans ce sein,
De sa vertu mourait la dernière étincelle.
Mais Médora pouvait pardonner ce baiser,
Qui n’implore pas plus d’une forme si belle,
Que ce que la pitié ne saurait refuser.
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