Résumé

Charles Baissac Le Folk-lore de l’Île-Maurice

Peur-de-Rien, d’un seul coup, casse l’œuf sur la tête du loup. Que croyez-vous ? Voilà son corps qui commence à fondre en eau. Il coule, il coule ; et voilà le nuage aussi qui s’en va en pluie. Le nuage tout à l’heure va manquer sous leurs pieds. Le perroquet n’a que le temps de crier à Colle-des-Cœurs : « Saisis ma patte ! Saisis ma patte ! Ne lâche pas ! » Le nuage se déchire en morceaux ; le perroquet ouvre ses ailes, et ils descendent sur le sommet de la montagne dans une petite pluie fine qui était tout ce qui restait du nuage.
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Charles Baissac Le Folk-lore de l’Île-Maurice

Quand le singe apprend qu’ils seront trois à partager le cari, le cœur lui brûle : impossible, cela ! Il sort, va dans la cour et monte au haut d’un grand tamarinier. Il fait semblant de regarder au loin dans la plaine et soudain s’écrie : « Aïo ! mais ils vont le tuer ! bonne femme, bonne femme ! c’est votre garçon, c’est lui ! mais courez donc ! on l’assomme à coups de bâton ; aïo ! courez, courez ! ils vont le tuer ! » La bonne femme là-dessus s’élance dehors et part à la course.
Le singe descend du tamarinier et rentre dans la cuisine. Un instant lui suffit pour balayer le riz et le cari.
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Charles Baissac Le Folk-lore de l’Île-Maurice

HISTOIRE DU LIÈVRE
DE L’ÉLÉPHANT ET DE LA BALEINE
Un jour compère le lièvre se promenait. Il arrive au bord de la mer, et tandis qu’il contemple la grande eau, il voit passer la baleine. Tout lièvre qu’il est, il ne peut s’empêcher de s’étonner de la trouver si grosse : « Maman ! quel animal énorme ! » Il crie à la baleine : « Hé ! hé vous ! approchez un peu : j’ai deux mots à vous dire. »
La baleine s’approche du bord, le lièvre lui dit : — Certes, vous êtes grosse ! Mais ce n’est pas la taille qui fait la force, ce sont les nerfs qui font la force. Je suis tout petit, n’est-ce pas ?
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