Résumé

Portrait de E.-D. Forgues E.-D. Forgues La Vie cléricale en Angleterre

A l’heure suprême, et quand la mort est entre Janet et lui, comme serait le prêtre appelé à joindre leurs mains, une double révélation s’accomplit à la fois en chacun d’eux. Illuminés d’une clarté soudaine, ils savent enfin lire dans le sentiment qu’ils éprouvent et dans celui qu’ils inspirent. Jusqu’alors, Tryan n’avait cessé de parler en prêtre à cette femme inclinée devant lui; mais au moment des adieux un mot suprême lui échappe quand il la voit absorbée en un dernier désir, l’oreille encore tendue, le cœur palpitant, le regard noyé de larmes.
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L’évêque, devant lequel il a porté, comme en appel, la décision défavorable du recteur annule cette décision, et Dempster à son tour goûte l’amertume de la défaite. Naturellement il ne se croit pas définitivement battu, et, comme il le dit en son langage brutal, il tient en réserve pour M. Tryan « plus d’une verge dans le vinaigre; » mais à cet homme, dont l’insolente prospérité fascinait les âmes vulgaires, scandalisait et révoltait les honnêtes gens, la Providence réserve de cruelles expiations.
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A le juger d’après ses contes, c’est un de ces croyans dont les sentimens élevés, les aspirations idéales souffrent au contact de l’âpre et misérable réalité, — qui se prosternent en extase devant les magnificences de l’autel, et n’en lèvent que mieux les épaules quand ils entrevoient les misères de la sacristie ; — esprits poétiques auxquels la mesquinerie, le terre-à-terre, la trivialité répugnent, et pour lesquels, — de même qu’on avait trouvé naguère, annonce séduisante, une médecine sans médecin, — il faudrait inventer une religion sans prêtre.
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