E.-D. Forgues,
Une Mission britannique auprès d’un roi nègre
“ Le vin, la caxaça, le rhum, coulent à flots ; on s’enivre, on danse, on fait ripaille, et tout cela pour saluer le départ d’un navire où plus de six cents malheureux, entassés à fond de cale, inaugurent par des souffrances atroces l’existence maudite à laquelle ils sont désormais voués ! Un voyageur comme le capitaine Burton ne s’étonne pas pour si peu. Ces choses lui paraissent naturelles, simples et logiques. Il a même pour les agens de la traite une sorte de sympathie placide et sans étalage qui exclut toute idée d’ironie systématique ou de fanfaronnade paradoxale. ”
