E. Caro, La Philosophie de Goethe
“ Et quelle folie n’est-ce pas de se révolter contre ce qui ne peut pas être autrement qu’il n’est ? Il sait bien qu’il n’est pas exempt lui-même de ce verdict universel de l’impassible nature. Il s’y soumet d’un cœur aussi résolu que son esprit est clairvoyant et calme. Il dira avec le poète « Ame du monde, viens nous pénétrer. Pour se retrouver dans l’infini, l’individu s’évanouit volontiers. Là se dissipent tous les ennuis, les chagrins, les brûlans désirs, les impatiences et les colères de la fougueuse volonté. S’abandonner dans l’infini est une ineffable jouissance. » ”
