Résumé

Louis Moreau Du matérialisme phrénologique (1843)

Il a fait l'âme intelligente, aimante, libre et inclinée au Bien, inclinée à lui-même.
Il a fait l'homme dans l'unité de l'intelligence, de la volonté et de l'amour; en communion avec son auteur, unité souveraine !
L'Unité est de Dieu, elle est Dieu.
La Multiplicité est de l'homme, elle est l'homme; l'homme coupable et déchu.
De l'abus primordial de la liberté, est venue l'inclination à l'erreur ; le penchant au mal et cette dissipation héréditaire du cœur humain dans les voies multiples du mensonge et du vice.
Source : Gallica

Louis Moreau Du matérialisme phrénologique (1843)

La vie humaine est scindée en deux parties : elle souffre d'un côté les tiraillements de la chair, dont le but naturel est l'égoïsme; de l'autre, elle entend les sollicitations de l'esprit, dont la fin est le dévouement. On ne veut plus que l'âme ou la substance immatérielle concoure au développement des forces vitales, on ne songe point à chercher en elle l'auteur ou le complice secret des désordres organiques, puisqu'on trouve dans l'organisation une cause suffisante de toute perturbation, une loi de péché, en donnant à la parole même de l'apôtre un sens exclusif, faux, dangereux.
Source : Gallica

Louis Moreau Du matérialisme phrénologique (1843)

Gall, dit M. Flourens, renverse la philosophie ordinaire, et, chose qu'il faut-bien finir par faire remarquer, sa philosophie qu'il croit si neuve, n'est à la lettre que ce renversement même. Gall renverse la philosophie ordinaire, et puis il veut que les conséquences de la philosophie ordinaire subsistent. Il supprime le moi, et veut qu'il y ait une âme ; il supprime - le libre arbitre, et il veut qu'il y ait une morale. Il ne fait de l'idée de Dieu qu'une idée relative et conditionnelle, et il veut qu'il puisse y avoir une religion.
Source : Gallica

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