Fernand Lagrange

Fernand Lagrange

Résumé

Portrait de Fernand Lagrange Fernand Lagrange,  Revue des Deux Mondes

“ Si notre système d’éducation physique mérite le nom de « gymnastique de force, » celui des Suédois pourrait s’appeler la « gymnastique de la grâce. » Il est impossible d’imaginer une gymnastique mieux appropriée à l’éducation physique des femmes, que cet ensemble d’exercices où l’on recherche l’harmonie des mouvemens et la régularité des formes, plutôt que l’intensité des efforts et le développement exagéré des muscles ; aussi y a-t-il bien peu de jeunes filles à Stockholm qui ne fassent de la gymnastique. ”
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Portrait de Fernand Lagrange Fernand Lagrange,  Revue des Deux Mondes

“ Dans les collèges de l’Angleterre, aucun règlement ne rend l’exercice obligatoire, chacun est libre de s’en dispenser ou d’en prendre à sa volonté. Mais tous s’y livrent avec une incroyable ardeur. Faibles et forts, jeunes écoliers ou étudians de vingt ans, tous montrent une passion égale pour ces jeux de plein air, aujourd’hui délaissés en France, et auxquels la gymnastique s’est si malencontreusement substituée. Il faut, pour se faire idée de l’entrain qu’ils y déploient, aller visiter les collèges d’Eton ou d’Harrow, les universités d’Oxford ou de Cambridge. ”
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Portrait de Fernand Lagrange Fernand Lagrange,  Revue des Deux Mondes

“ Et il arrive souvent que, plus tard, le moindre trouble de la santé est le prétexte d’un retour à la gymnastique. Mais celle-ci est appliquée alors dans un autre esprit et prend une autre forme, dont il nous restera à parler ; elle devient la gymnastique médicale.
Le plus grand reproche qu’on puisse faire au système suédois, c’est qu’il ne comporte aucun exercice de plein air. Tout le travail se fait dans de grands gymnases clos et couverts, et l’institut de Stockholm n’a pas, comme notre école de Joinville, un stade à l’air libre, où l’on puisse s’exercer les jours de beau temps.
”
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