Gymnastique suédoise

Définition et enjeux

Jean Rouge Athlétisme et gymnastique suédoise (1913)

La gymnastique suédoise, faite d'analyse et d'exercitation un peu artificielle, moins passionnante que les méthodes rivales, d'aspect moins scientifique, étant assurément moins capable d'entraîner à des excès que certains exercices d'appareils ou surtout de plein air.
Dans les promenades, chacun s'amuse et se dépense à sa guise. L'instinct qui nous guide obscurément réalise sans qu'on y pense la méthode idéale d'éducation physique, la méthode individuelle souple et nuancée, non collective, ni invariable, ni rigoureuse. La promenade assure la spontanéité de l'effort libre, sa personnalité.
Source : Gallica

Portrait de Fernand Lagrange Fernand Lagrange Revue des Deux Mondes

Aucun des mouvemens de la gymnastique suédoise n’est forcé, en ce sens qu’aucun ne demande au muscle mis en action un effort qui aille jusqu’à la limite de sa puissance ; tous sont combinés de telle façon qu’aucun muscle ne reçoive une somme d’exercice supérieure à celle des autres. De là, chez les gymnastes suédois, une remarquable harmonie dans les proportions du corps, parce qu’aucune partie n’a été développée avec exagération.
Source : Wikisource

Portrait de Pierre de Coubertin Pierre de Coubertin Revue du Touring Club de France

J’ai toujours cru que la gymnastique suédoise — très scientifique et très rationnelle, digne par conséquent d’être honorée et étudiée — convenait aux jeunes enfants qu’elle intéresse suffisamment et aux malades, infirmes, anémiques, etc... pour qui elle tient en réserve des ressources précieuses et d’ingénieuses recettes. Mais il m’a toujours paru que l’opposer au sport, à l’athlétisme constituait une hérésie puisqu’elle ne saurait, en aucun cas, le remplacer.
Source : Wikisource

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