Résumé

A A Trosseille Le Livre de la femme et de la mère… (1882)

La jeune fille est inexpérimentée. Elle voit l'avenir sous les plus riantes couleurs. Il faut que la mère lui donne des notions franches et exactes sur la vie qui se résume dans cette célèbre phrase : nasci, laborare, mori ; naître, peiner, mourir. Il faut qu'elle lui dise que tout être en ce monde a des devoirs à remplir, que le mariage est une chose sérieuse, qu'il n'est pas un moyen de désœuvrement ou une longue suite de plaisirs et de joies sans but ni sans utilité; que la femme, en se mariant, contracte un engagement et qu'elle a des charges et des responsabilités dignes de réflexion.
Source : Gallica

A A Trosseille Le Livre de la femme et de la mère… (1882)

Et que dans cette initiation la mère ne craigne pas de voir disparaître son autorité maternelle; par là au contraire elle s'acquiert le respect, la reconnaissance et l'affection de sa fille, dont elle écarte à jamais cette curiosité instinctive et toujours dangereuse de l'enfant cherchant à connaître ce qu'on veut lui cacher et ce qu'elle finit presque toujours par découvrir, souvent au prix de sa santé ou de son intelligence. Comme l'a dit excellemment Mme Adélaïde Rossetti, à qui nous empruntons ces idées, « l'ignorance chez la jeune fille n'est pas toujours l'innocence ».
Source : Gallica

A A Trosseille Le Livre de la femme et de la mère… (1882)

Cette femme-là est heureuse, dont son mari fait le plus grand cas; par conséquent malheureuse est la destinée de la femme que méprise son mari, fût-elle comblée des dons de la nature et des mérites de la vertu. Les maris mesurent l'opinion qu'ils conçoivent de nous (c'est une femme qui parle) au nombre de vertus qu'ils voient briller en nous.
Ils ne jugent pas dignes de leur amour celles qu'ils ne croient pas vertueuses. Ils ne nous aiment que s'ils nous croient honnêtes et s'ils nous voient parées de toutes les vertus.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature