Résumé

Philippe Hutin Examen pratique des maladies de matrice… (1840)

Mais la nature ne tarde pas à venger son outrage. L'enfant, de son côté, ne connaît que le sein qui l'allaite; sentiments d'affection, caresses, tout est pour sa nourrice. La véritable mère ne recueille que l'indifférence et l'oubli; en sorte que toutes les impressions du sang, tous les germes de l'amour filial ayant été étouffés dans son coeur, dès l'aurore de la vie, si par suite, on le voit témoigner quelque attachement aux auteurs de ses jours, il n'est point guidé par le cri de la nature
Source : Gallica

Philippe Hutin Examen pratique des maladies de matrice… (1840)

La société est dans une voie si fausse à cet égard, qu'une jeune personne robuste et fraîche, dont les formes sont noblement et largement prononcées, dont l'éducation physique a été sagement dirigée à la campagne, ou chez laquelle l'énergie du tempérament a triomphé des obstacles qu'on lui opposait, est aujourd'hui infiniment moins appréciée dans le monde que celle qui s'y présente chétive et décolorée, et dont l'air, languissant et mélancolique révèle une pauvre constitution, ou les soins qu'on a pris d'entraver son essor !...
Source : Gallica

Philippe Hutin Examen pratique des maladies de matrice… (1840)

Il arrive, par exemple, qu'une femme se plaint de quelques irrégularités dans sa menstruation, de quelques chaleurs ou de prurit incommode dans les organes sexuels, de fleurs blanches inaccoutumées et, si elle en avait déjà, d'un écoulement plus considérable ou plus coloré que d'habitude. Son imagination, frappée de la fréquence des maladies de matrice, ne tarde pas à lui représenter des tourments dont elle se croit menacée, peut-être même atteinte déjà; elle confie ses inquiétudes à son médecin qui l'examine avec soin.
Source : Gallica

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