Joaquim Maria Machado de Assis,
Mémoires posthumes de Braz Cubas
“ Oui, ver de terre, tu vis. Ne crains pas de perdre ces haillons, dont tu t’enorgueillis. Pendant quelques heures encore, tu goûteras le pain de la douleur et le vin de la misère. Tu vis, dans ta folie actuelle, tu vis. Et si ta conscience se réveille un instant et reprend sa sagacité, tu diras encore que tu veux vivre. Ce disant, la vision étendit le bras, me saisit par les cheveux, m’éleva dans les airs comme elle eût fait d’une plume. ”
