Résumé

Camille Gaultier La prestidigitation sans appareils… (1914)

Quand on se sert d'une boule noire, il n'est pas nécessaire de la recouvrir avec le même soin, sa couleur se confondant à une faible distance avec celle de l'habit. On peut, en pareil cas, se contenter, les bras restant contre le corps et les avants-bras seuls élevés, de faire voir, en se tenant face au public, les mains vides des deux côtés, l'extrémité des doigts à la hauteur du menton. Puis se tourner le côté droit du corps vers les spectateurs et faire semblant, en allongeant le bras droit, d'attraper une bille imaginaire avec la main droite tournée le dos en avant.
Source : Gallica

Camille Gaultier La prestidigitation sans appareils… (1914)

Les dés à coudre se prêtent, comme les pièces de monnaie et les cartes à jouer, aux soi-disant passages d'une main dans l'autre à travers les genoux et en outre à diverses autres traversées du corps ou du visage.
Il faut, nécessairement, avoir en pareil cas un dé à coudre dans chaque main, le premier visible sur l'extrémité d'un des doigts d'une des deux mains, le second dissimulé dans l'autre main. C'est le changement de position de chaque dé qui donne l'illusion du voyage réel du dé visible d'une main dans l'autre.
Source : Gallica

Camille Gaultier La prestidigitation sans appareils… (1914)

L'expérience peut être ensuite recommencée sur le bras droit; on peut, enfin, étaler des cartes sur les deux avant-bras et en les lançant, en même temps en l'air, les rattraper simultanément dans chaque main.
Certains artistes, voulant singer ces exercices, mais n'ayant à juste titre, qu'une confiance médiocre dans leur adresse, se contentent d'étaler des cartes, non plus en long, mais en large, et seulement sur le dos de la main avant de les lancer et de les rattraper. Ce diminutif est vraiment trop mesquin ; il vaut mieux s'abstenir complètement que d'exhiber de pareilles pauvretés.
Source : Gallica

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