Jeanne-Marie Leprince de Beaumont

Jeanne-Marie Leprince de Beaumont

Résumé

Portrait de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont Jeanne-Marie Leprince de Beaumont Bienfaisante, reine des fées

Et tous ceux que je veux remplir, lui dit la fée. Vous m’ouvrez les yeux. Il n’appartient point à des intelligences bornées, de retoucher aux œuvres de l’être infiniment sage. Bornons-nous à nous servir des moyens naturels pour adoucir la situation des malheureux, sans vouloir nous aviser de leur accorder des dons que Dieu ne leur a refusés que, parce qu’ils leur seraient devenus funestes. Que je crains d’avoir fait le malheur de ceux que j’ai doués jusqu’à ce jour ! en achevant ces paroles, Bienfaisante disparut, et laissa dans le galetas une bourse où il y avait cent pièces d’or.
Source : Wikisource

Portrait de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont Jeanne-Marie Leprince de Beaumont Bienfaisante, reine des fées

Je ne m’offense point de vos reproches, lui dit Bienfaisante, je les mérite sans doute ; mais daignez m’apprendre quelles ont été les suites de la connaissance des choses futures que je vous ai procurée ; peut-être pourrai-je remédier au mal que j’ai fait sans le vouloir. À ce prix, je vous pardonnerai le passé, lui dit cet homme. Que les mortels sont aveugles, lorsqu’ils veulent percer le voile que la divine Providence a jeté sur l’avenir ! Qu’ils sont insensés lorsqu’ils croient pouvoir éviter les maux qui leur sont destinés !
Source : Wikisource

Portrait de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont Jeanne-Marie Leprince de Beaumont Bienfaisante, reine des fées

Bienfaisante, après avoir marché fort long-tems, vit une jeune fille qui marchait assez vite, à qui elle demanda si elle ne pourrait lui indiquer une auberge où elle pût passer la nuit. Volontiers, ma bonne mère, lui répondit la fille d’un air gracieux ; vous n’avez qu’à me suivre, et je vous conduirai chez mon hôtesse ; c’est une brave femme qui a des chambres garnies, et chez laquelle vous serez parfaitement bien. Mais, dites-moi, je vous prie, vous n’êtes donc pas de Paris, et vous n’y connaissez personne ? Non, ma belle enfant, lui répondit la fée, je ne fais qu’y arriver.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature