Résumé

Ferdinand Joseph Alexandre Gils Hygiène militaire. Le pain et ses succédanés dans l'alimentation des troupes en campagne… (1893)

La soupe est véritablement un plat national dont on se déshabitue difficilement : elle suffit au repas de nombre de gens et bien d'autres qui peuvent la faire suivre de mets plus délicats trouveraient incomplets et, en fin de compte, peu supportables, des dîners sur les menus desquels lasoupe serait systématiquement oubliée. Or, la soupe n'a guère d'autres vertus nutritives que celles du pain qu'elle nous fait absorber.
Source : Gallica

Ferdinand Joseph Alexandre Gils Hygiène militaire. Le pain et ses succédanés dans l'alimentation des troupes en campagne… (1893)

Il faudra donc, pour que l'homme trouve son compte, que vous remplaciez par un équivalent la quantité de pain dont vous aurez diminué la quotité de la ration. Or, cet équivalent, vous le pensez bien, à moins de trouver un comestible de même composition que le pain, ne saurait être fourni par un aliment unique : c'est par une série de combinaisons diverses que vous y parviendrez. Je sais bien que, dans la vie courante, on n'y regarde pas de si près. Dans bien des pays, en Allemagne, en Angleterre, en Amérique, la pomme de terre remplace en grande partie le pain.
Source : Gallica

Ferdinand Joseph Alexandre Gils Hygiène militaire. Le pain et ses succédanés dans l'alimentation des troupes en campagne… (1893)

Prétendre attribuer à chacun la même quantité des mêmes choses, écrit-il, est une simple absurdité. Il n'y a aucun inconvénient à donner aux uns du pain et de la viande fraîche, aux autres des salaisons et des pommes de terre, à d'autres encore du poisson et du riz. Les bataillons d'un régiment et souvent les compagnies d'un même bataillon, seront traitées différemment. L'essentiel est d'utiliser tout et l'habileté consiste à constituer avec les choses trouvées une réfection suffisante, quoique non identique, pour tous.
Source : Gallica

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