Résumé

Édouard Gouin Les Pontons d'Angleterre et la censure de France… (1841)

On ne soufflette pas un peuple avec un revers de main, avec la poignée d'un glaive ; mais on soufflette un peuple avec une page d'histoire. Et nous en avons une là ! toute fraîche encore de notre sang, de la fange qu'ils nous ont lancée!... Et vous nous déchirez cette page qui vaut un trésor de justice I et vous la foulez aux pieds !
—Eh bien ! moi, moi-même, tenez, moi qui vous parle, durant toutes mes époques d'enfant—si rapides, hélas ! — on me berçait avec des histoires de traîtres, d'assassins, des histoires de prisons, de cimetières... Ces prisons, ces cimetières, c'étaient les Pontons.
Source : Gallica

Édouard Gouin Les Pontons d'Angleterre et la censure de France… (1841)

Fusille donc, misérable! Fusille les soldats, les gens de coeur ! Roule-toi jusqu'à l'aisselle dans le carnage et le massacre de tes prisonniers; mais écrase, terrasse, achève d'un premier coup , et n'appelle plus prisons de guerre tes cachettes aux exécutions nocturnes, n'appelle pas une épée le poignard d'un bourreau clandestin, n'appelle pas homme qui se bat l'assassin des carrefours !
Pour qui sait sa patrie, pour qui aime ses aînés, ce nom seul de Pontons fait bondir de fureur
Source : Gallica

Édouard Gouin Les Pontons d'Angleterre et la censure de France… (1841)

Les Pontons de Londres seront désormais des Pontons de Cadix?... Vous avez menti, Messieurs de la Censure. Vous avez menti à la carte dû monde, car vous rejetez au Sud ce qui appartient au Nord.—Vous avez menti à l'histoire ; car vous condamnez un peuple alors qu'on ne l'accusait pas ; car vous renvoyez pur un autre peuple alors qu'on vous l'avait jeté les mains toutes fumantes à votre barre.
Source : Gallica

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