Édouard Gouin, Les Pontons d'Angleterre et la censure de France… (1841)
“ On ne soufflette pas un peuple avec un revers de main, avec la poignée d'un glaive ; mais on soufflette un peuple avec une page d'histoire. Et nous en avons une là ! toute fraîche encore de notre sang, de la fange qu'ils nous ont lancée!... Et vous nous déchirez cette page qui vaut un trésor de justice I et vous la foulez aux pieds ! —Eh bien ! moi, moi-même, tenez, moi qui vous parle, durant toutes mes époques d'enfant—si rapides, hélas ! — on me berçait avec des histoires de traîtres, d'assassins, des histoires de prisons, de cimetières... Ces prisons, ces cimetières, c'étaient les Pontons. ”
