Résumé

Collectif La Revue indépendante

Si seulement le gendarme arrivait...
— Ah ! oui, le gendarme ! Il y met le temps, à nous rattraper... Tu ne le vois pas ?
— Non... Pourvu qu’il apporte à boire, au moins, soupire Vendredeuil en se remettant en selle.
La conversation retombe. Le silence n’est coupé que par le cri continuel du sable mordu par les roues et par le choc intermittent et agaçant d’une chaîne de fer qui se balance derrière la voiture.
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Je descends avec Vendredeuil, et nous frappons. Le vieux vient ouvrir.
— Nous venons chercher les malles.
— Prenez-les. Enlevez tout. Foutez-moi la paix.
Florentine, qui a suivi la prolonge à pied, paraît sur le seuil. Elle jette un coup d’œil sur son amant. Le vieux a la figure défaite et blême d’un homme qui a passé la nuit blanche ; il a dû pleurer aussi, car ses yeux sont encore plus rouges que d’habitude. Florentine s’avance vers lui, la main tendue :
— Sans rancune, n’est-ce pas ? On se colle, on se décolle.
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Une baraque de trente mètres de long sur six de large, en bonnes planches, couverte en carton-cuir, avec des tables, des bancs, et même des chaises de paille, des rayons qui courent le long des parois et que chargent des articles d’épicerie, des étagères où reluisent des fioles multicolores et des verres de tous calibres, un grand fourneau en briques au-dessus duquel est accroché un fusil de chasse, et même une petite caisse, un petit bureau orné de bois découpé et complété par une bonne banquette rembourrée où madame peut faire la belle.
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