Jules Claretie

Jules Claretie

Résumé

Portrait de Jules Claretie Jules Claretie,  Catissou

“ Le sang, c’est comme un magnétiseur, ma parole : il attire. Bien évidemment l’individu s’était éloigné de Limoges dans le premier moment, — et encore qui le savait ? — mais certainement aussi il reviendrait respirer l’odeur du faubourg Montmailler. Alors, quoi ! la femme silure avait des chances de la revoir, la fameuse main qui ne lui sortait pas de la tête et qui la hantait tant et si bien qu’elle m’a dit souvent que, dans ses cauchemars, elle la sentait, et que ces gros doigts velus c’était comme des tenailles qui s’enfonçaient dans son cou, la nuit. ”
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Portrait de Jules Claretie Jules Claretie,  Catissou

“ « — Dites donc, vous, est-ce que vous connaissez l’assassin de Léonard Coussac !
« Il se recula, il essaya de dégager sa main des doigts de la femme silure. Ah ! elle n’avait pas besoin d’être électrisée, Catissou, pour faire courir une secousse sur la peau de l’homme ! Il tira son bras à lui sans pouvoir l’arracher à Catherine ; il voulut la repousser et tout en disant : « Ah ! çà, êtes-vous folle ?... Voulez-vous me lâcher ! » il tournait sa tête autour de lui, comme un loup ; et je vis ses yeux blancs qui avaient un air féroce, égaré, cherchant une issue... comme qui dirait la sortie.
”
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Portrait de Jules Claretie Jules Claretie,  Catissou

“ Femme silure ! Quel drôle de nom ! C’était déjà une idée baroque pour Catherine de se mettre comme ça parmi les saltimbanques de foire... quoique je dois vous dire que c’est des gens qui en valent d’autres et même qui valent mieux que d’autres, ces pauvres diables roulant leur bosse dans une voiture, mangeant sur l’herbe, couchant au coin des routes, se désossant pour nous amuser et broutant la misère comme leur carcasse de cheval, qui traîne toute la maisonnée, broute l’herbe des chemins. ”
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